Au printemps 1975, sous la direction visionnaire du Parti communiste du Vietnam, les forces armées et le peuple vietnamiens ont remporté une victoire historique, libérant totalement le Sud, réunifiant le pays et mettant un terme à plus de deux décennies de lutte acharnée contre l’impérialisme américain.

La grande Victoire du Printemps 1975 est le fruit non seulement du patriotisme, de la détermination et de l’esprit indomptable du peuple vietnamien, mais témoigne également de la justesse de la ligne stratégique et de la maîtrise de l’art militaire du Parti.
Ligne directrice de la guerre populaire
Dès l’aube de la résistance contre l’impérialisme américain, le Parti a affirmé que la guerre populaire serait la ligne directrice constante, ancrée dans le peuple, mobilisant la force de toute la nation avec un soutien international. Les forces armées à trois composantes (troupes régulières, locales et milices populaires) ont joué un rôle central.

La conception de la guerre populaire du Parti s’exprime à travers les principes suivants :
« Guerre populaire, de tout le peuple, globale », impliquant la mobilisation de toutes les forces vives de la nation, combinant les dimensions militaire, politique, économique, culturelle et diplomatique.
Des citoyens de tous horizons ont contribué à la protection et au ravitaillement des forces révolutionnaires, à la logistique, à la construction des bases politiques ou à l’insurrection dans les zones contrôlées par l’ennemi…

Le Parti a étroitement combiné les actions militaires et politiques, la lutte directe sur le terrain avec le travail de mobilisation et la diplomatie. Les Accords de Paris de 1973 en sont un exemple. À la table des négociations, une lutte acharnée fut menée pour la sauvegarde de nos intérêts.



La victoire historique de la campagne aérienne « Hanoï – Diên Biên Phu dans les airs » a porté un coup décisif à la volonté d’agression de l’ennemi, contraignant les États-Unis à signer les Accords de Paris le 27 janvier 1973.
Sur le champ de bataille, nous avons lancé une offensive stratégique en 1972 et résisté aux bombardements par des B-52 sur Hanoï et Hai Phong, remportant la victoire historique de « Hanoï – Diên Biên Phu aérien », contraignant les États-Unis à la signature des Accords de Paris, prélude à l’Offensive générale du printemps 1975.
« Le petit bat le grand, le faible bat le fort », en tirant parti de la flexibilité, de la créativité et de l’avantage du terrain afin d’infliger des pertes à l’ennemi.

Face à une superpuissance militaire, le Parti a appliqué avec agilité les tactiques de guérilla. Les attaques de guérilla ont été menées dans les montagnes, les rivières, les villages, afin d’user les forces ennemies et de saper leur moral.

Audacieuse, la guérilla se déploya également en milieu urbain, se manifestant par la création de commandos dont l’attaque de l’ambassade américaine durant le Têt 1968 fut une illustration frappante.
Ajustement constant de la stratégie selon la réalité
Durant toute la résistance face à l’armée américaine, le Parti a ajusté sa stratégie en fonction de l’évolution de la situation, prenant des décisions opportunes et décisives.

Période 1954-1960 : Après les Accords de Genève, le Sud tombe sous le régime de Ngo Dinh Diem. Le Parti opte pour une lutte politique combinée à la lutte armée, préparant les conditions nécessaires à l’offensive future.

Période 1961-1968 : Devant l’escalade militaire américaine, le Parti intensifie la guerre de guérilla, déjouant les stratégies de « guerre spéciale » et de « guerre locale ». Le point culminant est l’Offensive générale du Têt 1968, qui bouleversa profondément le cours du conflit, contraignant l’armée américaine à amorcer son retrait.
Période 1969-1973 : Fort de ses succès militaires, le Parti renforce le front diplomatique. Les Accords de Paris ont marqué un tournant décisif en forçant les États-Unis à retirer leurs troupes, ouvrant ainsi une nouvelle phase cruciale.

Période 1973-1975 : Fort de la constatation de la faiblesse croissante du régime de Saïgon, le Parti raccourcit son calendrier initial de libération du Sud de deux ans à un an, puis à une seule saison sèche – témoignant de son agilité stratégique.
Élaboration d’un plan de combat rigoureux
En vue de la libération du Sud, le Bureau politique et la Commission militaire centrale ont élaboré un plan de combat rigoureux. Le point culminant de cette stratégie fut l’exécution de trois campagnes décisives d’envergure, qui précipitèrent la chute du régime de Saïgon à un rythme inattendu.





La campagne des Hauts Plateaux (du 4 mars au 3 avril 1975), première étape de l’offensive générale et l’insurrection du printemps 1975, a marqué un tournant stratégique qui a changé le cours de la guerre. Photo d’archives : VNA
Campagne des Hauts Plateaux (4 mars – 3 avril 1975) : L’offensive sur Buôn Ma Thuôt a surpris l’ennemi, brisant son dispositif défensif et entraînant la déroute des troupes du régime fantoche dans cette région stratégique.

Campagne de Tri Thiên-Huê (5 – 26 mars 1975) et de Da Nang (26 – 29 mars 1975) : Exploitant le repli désorganisé de l’ennemi, nos forces ont rapidement libéré Huê puis Da Nang. En un laps de temps remarquablement court, tout le Centre du pays fut libéré, précipitant le régime fantoche dans une crise profonde.

Campagne Hô Chi Minh (26 – 30 avril 1975) : Devant l’effondrement de l’ennemi, le Parti lance l’assaut final sur Saïgon. Cinq colonnes s’élancèrent à l’assaut selon le plan établi. À midi précis le 30 avril, les chars de la libération défoncèrent les grilles du Palais de l’Indépendance, et le président Duong Van Minh capitula sans condition.
Ainsi, l’art de la direction stratégique du Parti durant la guerre contre l’armée américaine se caractérise par : un choix judicieux du moment de l’offensive, une action rapide contre toute ingérence étrangère, une combinaison efficace de l’attaque militaire et du soulèvement populaire, une répartition stratégique des forces, et des frappes ciblées sur les faiblesses ennemies.
La Victoire du printemps 1975 est une preuve éclatante de la direction éclairée du Parti dans la planification stratégique militaire. Sa pensée stratégique novatrice, son adaptation agile des formes de combat et sa capacité à saisir les opportunités politiques et militaires ont mené à un triomphe sans équivoque, inaugurant une ère nouvelle d’indépendance et d’unité pour la nation.
Aujourd’hui encore, ces enseignements, fruits d’une pensée stratégique et d’un art militaire inestimables, continuent d’éclairer notre présent, servant de boussole essentielle pour l’édification et la défense de notre Patrie. -VNA
