Durant la guerre de résistance contre les impérialistes américains pour sauver le pays (1954-1975), le Nord du Vietnam a joué le rôle d’une vaste base arrière stratégique, apportant un soutien politique, militaire, économique et spirituel décisif au champ de bataille du Sud. Ce rôle s’est révélé encore plus crucial lors de l’Offensive générale et du soulèvement du Printemps 1975, contribuant de manière déterminante à la libération du Sud et à la réunification nationale.

Entre 1958 et 1960, un certain nombre de zones industrielles ont été construites telles que Thuong Dinh, Thai Nguyen, Nam Dinh, Hai Duong, Quang Ninh et Hai Phong. Photo : VNA
Reprise économique et guérison des blessures de guerre

Récolte du riz à la coopérative Mo Dao, commune de Dao Duc, district de Binh Xuyen, province de Vinh Phuc (Nord) (1963). Photo: VNA
Après les Accords de Genève de 1954, le Nord est entré dans une phase de relance économique, de reconstruction et de construction du socialisme. Ce n’était pas uniquement un objectif de développement national, mais aussi un socle essentiel pour soutenir la lutte pour la libération du Sud.
Dans le secteur agricole, les infrastructures d’irrigation ont été étendues, les surfaces cultivées ont augmenté, et la production alimentaire s’est progressivement améliorée, garantissant la sécurité alimentaire. La création de coopératives agricoles a transformé l’économie individuelle en une économie collective, conforme au modèle socialiste.

Sur la photo : les ouvriers de l’usine mécanique de Duyen Hai s’empressent de terminer le plan de production de pompes à eau supplémentaires pour approvisionner à temps les coopératives pour la récolte d’hiver-printemps 1961-1962. Photo : VNA
Dans l’industrie, de nombreuses usines et installations ont été restaurées ou nouvellement construites afin de produire les biens et fournitures essentiels destinés au front. Les réseaux de transport, les ponts, les routes et les entrepôts ont été modernisés, facilitant ainsi la logistique pour le soutien au Sud.
Parallèlement, le Nord a investi dans l’éducation, les soins de santé, les sciences et les technologies, renforçant la qualité des ressources humaines nécessaires tant pour la résistance que pour la construction nationale. Ces efforts ont permis, début 1975, la mise en place d’un système industriel et agricole performant, capable d’assurer un soutien massif aux grandes campagnes militaires du Sud. Nourriture, armes et véhicules ont été mobilisés à une échelle inédite, permettant à l’armée de libération du Sud de lancer une offensive rapide et décisive au printemps 1975.






Après les Accords de Genève de 1954, le Nord est entré dans une phase de relance économique, de reconstruction et de construction du socialisme. Photo: VNA
Un soutien global au Sud
Pendant toute la guerre contre l’armée américaine, le Nord a adopté une stratégie globale de soutien au Sud, mobilisant au maximum ses ressources humaines et matérielles pour assurer la victoire. Sur le plan humain, des millions de jeunes ont rejoint l’armée pour renforcer les effectifs sur le front. Lors des phases décisives de la guerre, le Nord a concentré tous ses efforts pour garantir la supériorité des forces de combat du Sud.



Sur le plan humain, des millions de jeunes ont rejoint l’armée pour renforcer les effectifs sur le front. Photo: VNA
Sur le plan matériel, les régions de l’arrière ont été entièrement mobilisées pour produire et acheminer nourriture, armes, munitions, médicaments et équipements vers les champs de bataille. Les usines, les entreprises de défense et les coopératives agricoles ont fonctionné à plein régime pour répondre aux besoins du front.

Les usines, les entreprises de défense et les coopératives agricoles ont fonctionné à plein régime pour répondre aux besoins du front. Photo: VNA
Dès le début de 1975, le Nord a expédié des dizaines de milliers de tonnes de nourriture et d’équipements militaires en prévision des campagnes décisives. Le réseau de transport stratégique a été intensifié, assurant un ravitaillement continu des forces du Sud.
Deux voies de communication majeures ont joué un rôle clé dans ce soutien : la piste Ho Chi Minh sur terre et la piste Ho Chi Minh en mer.





La piste Ho Chi Minh sur terre légendaire, sans cesse élargie et modernisée, formaient un réseau vital traversant les montagnes de Truong Son. Malgré les bombardements et les blocus ennemis, des millions de tonnes de matériel et des centaines de milliers de soldats et volontaires les ont empruntées. Photo : VNA
La piste Ho Chi Minh sur terre légendaire, sans cesse élargie et modernisée, formaient un réseau vital traversant les montagnes de Truong Son. Malgré les bombardements et les blocus ennemis, des millions de tonnes de matériel et des centaines de milliers de soldats et volontaires les ont empruntées. Pour contourner la surveillance terrestre de l’armée américaine, la piste Ho Chi Minh en mer a vu le jour, illustrant l’ingéniosité de l’armée et du peuple vietnamiens.

Pour contourner la surveillance terrestre de l’armée américaine, la piste Ho Chi Minh en mer a vu le jour, illustrant l’ingéniosité de l’armée et du peuple vietnamiens. Photo: VNA
Faire face avec résilience à la guerre américaine destructrice
Conscients du rôle stratégique du Nord, les impérialistes américains ont lancé deux grandes campagnes de bombardements afin d’enrayer son soutien au Sud. Toutefois, l’armée et le peuple du Nord ont résisté avec ténacité, protégeant l’arrière-pays tout en maintenant sa capacité de soutien.

Malgré les frappes intensives contre les routes, usines et entrepôts, le Nord a tenu bon. Photo: VNA

Première guerre destructrice (1965-1968) : En 1965, les États-Unis ont lancé l’opération « Rolling Thunder », visant à détruire les infrastructures du Nord. Malgré les frappes intensives contre les routes, usines et entrepôts, le Nord a tenu bon. Des centaines d’avions américains ont été abattus. En 1968, face aux pertes subies, Washington a dû suspendre les bombardements.
Deuxième guerre destructrice (avril-décembre 1972) : Afin de soutenir le régime de Saïgon alors que notre armée prenait l’initiative sur le terrain, les États-Unis ont lancé l’opération « Linebacker II » entre le 18 et le 30 décembre 1972, ciblant principalement Hanoï et Hai Phong.






La victoide de Dien Bien Phu a précipité la signature des Accords de Paris (1973), marquant le retrait de l’armée américaine. Photo: VNA
Grâce à une stratégie de défense aérienne efficace, le Nord a abattu 81 avions, dont 34 bombardiers B-52. Cette victoire spectaculaire a précipité la signature des Accords de Paris (1973), marquant le retrait de l’armée américaine.

Grâce à sa détermination inébranlable, sa solidarité et ses contributions massives en hommes et en matériel, le Nord a non seulement résisté aux deux campagnes destructrices, mais a également apporté un soutien décisif au Sud, conduisant à la Grande victoire du Printemps 1975./.

Le 29 mars 1975, après 22 heures d’attaque rapide et féroce, notre armée a complètement libéré Da Nang. Photo : VNA