70 ANS DE MÉDECINE VIETNAMIENNE : UN PARCOURS EXCEPTIONNEL DIGNE DE FIERTÉ

Des médecins de l’Hôpital central de Hue effectuent une greffe de cornée. Photo: VNA

Il y a 70 ans, le 27 février 1955, le Président Ho Chi Minh écrivait une lettre à la Conférence nationale du personnel médical, encourageant les médecins vietnamiens à devenir des « médecins honnêtes comme des mères miséricordieuses », à s’unir pour bâtir une médecine vietnamienne « scientifique, nationale et de masse », au service de la révolution et de la santé publique.

Dans sa lettre, le Président Ho Chi Minh conseillait aux médecins :

“…Il faut aimer les malades qui vous confient leur vie. Le gouvernement vous confie la tâche de guérir les maladies et de protéger la santé de notre population. C’est une mission très glorieuse. Ainsi, le personnel médical doit aimer et prendre soin des patients comme de ses propres frères et sœurs, voir leur douleur comme sa propre douleur. Un médecin honnête doit être comme une mère miséricordieuse…”

Depuis ce jour, les médecins, infirmiers et agents de santé ont réalisé de nombreux progrès remarquables, promouvant ces nobles qualités et les conseils du Président Ho Chi Minh, affirmant ainsi le rôle crucial du secteur de la santé dans le développement du pays. Le 27 février est officiellement la Journée des médecins vietnamiens, une occasion pour la société d’exprimer son respect et sa gratitude envers les « soldats en blouse blanche ».

Ces 70 dernières années, le personnel médical a continuellement amélioré ses compétences et son expertise en intégrant les avancées scientifiques et technologiques, concrétisant ainsi les enseignements du Président Ho Chi Minh.

Le Président Ho Chi Minh (au milieu) lors d’une rencontre, en mars 1964, avec le professeur et docteur Tran Huu Tuoc (à gauche) et des spécialistes du secteur de la santé. Photo: VNA

Le Président Ho Chi Minh visite l’Hôpital de la ville de Nam Dinh, le 22 mai 1963. Photo: VNA

Le Président Ho Chi Minh visite l’Hôpital Bach Mai à Hanoï. Photo: VNA

Le Président Ho Chi Minh visite un laboratoire de l’Université de médecine et de pharmacie de Hanoï, le 14 janvier 1963. Photo: VNA

Durant l’âpre lutte pour l’indépendance nationale, l’ancien ministre de la Santé, Pham Ngoc Thach, a proposé trois principes essentiels pour les médecins et les infirmiers :

“offrir aux patients un accueil chaleureux, des soins attentifs à l’hôpital et des instructions précises avant leur retour à domicile

L’ancien ministre de la Santé, Pham Ngoc Thach

Désireux de contribuer à la lutte pour l’indépendance et à l’édification nationale, de nombreux médecins talentueux, tels que Ho Dac Di, Pham Ngoc Thach, Ton That Tung et Dang Van Ngu, quittèrent une vie confortable à l’étranger pour rejoindre les forces révolutionnaires. Ils incarnent le patriotisme, l’humanisme et l’éthique médicale, ayant grandement contribué au développement de la médecine vietnamienne moderne.

Le professeur et docteur Ton That Tung (gauche) lors d’une chiurgie du foie en 1976. Photo : VNA

Le professeur Ho Dac Di déclara: “De toutes les professions, le médecin et l’enseignant sont les plus nobles. L’un protège la vie, l’autre transmet les connaissances. Les deux nécessitent un cœur pur… ce qui est toujours juste dans une société humaine.”

En 1996, le ministère de la Santé a publié une directive sur l’éthique médicale et promulgué 12 principes d’éthique médicale. Ceux-ci ont été largement diffusés dans le secteur de la santé et auprès de la population pour garantir leur application et améliorer la qualité des services médicaux.

Lorsque la paix fut rétablie dans le Nord en 1954, le secteur de la santé vietnamien se retrouvait face à de nombreux défis : manque d’infrastructures, pénurie de personnel qualifié et propagation de nombreuses maladies. Sous la direction du Parti communiste du Vietnam, le secteur s’est développé rapidement. Des établissements médicaux ont vu le jour dans de nombreuses localités, des zones urbaines aux régions rurales et montagneuses, en passant par les communautés de minorités ethniques. Les compétences du personnel médical n’ont cessé de s’améliorer.

Pendant la pandémie de COVID-19, les médecins, infirmiers et agents de santé se sont retrouvés en première ligne, travaillant jour et nuit pour sauver des vies. Nombre d’entre eux ont sacrifié leur vie durant cette lutte acharnée.

Le 27 février 2022, dans son discours exprimant sa gratitude aux médecins après la victoire du Vietnam contre la pandémie, le Premier ministre Pham Minh Chinh déclarait avec émotion :

“Nous nous souvenons des milliers de médecins et d’agents de santé qui ont servi en silence sur des champs de bataille difficiles et dangereux, dont beaucoup ont héroïquement sacrifié leur vie pour la libération et la réunification nationale. Nous nous souvenons des médecins qui ont œuvré dans des conditions précaires après la guerre pour protéger la santé publique. Que ce soit en temps de guerre ou en temps de paix, leur dévouement laisse toujours une profonde impression et une immense gratitude en chacun de nous.”

Au cours des 70 dernières années, le secteur de la santé vietnamien s’est considérablement renforcé. Le réseau d’établissements de médecine préventive, de soins, de production et de distribution de médicaments, ainsi que les politiques de financement et d’assurance maladie, ont connu des avancées notables.

Le succès d’une transplantation pulmonaire à l’Hôpital pulmonaire central est une réalisation remarquable du secteur de la santé. Photo: VNA

Depuis plus de 30 ans, le Vietnam a mis en place des protocoles efficaces de surveillance, de détection et de réponse rapide aux épidémies. Ses capacités de prévention et de contrôle des maladies émergentes ne cessent de s’améliorer. De nombreuses épidémies dangereuses ont été éradiquées, comme la variole, la polio, le tétanos néonatal et la peste. D’autres, telles que la dengue, l’encéphalite virale et la tuberculose, ont vu leurs taux d’incidence et de mortalité considérablement réduits.

Le Vietnam a également été parmi les premiers pays à contrôler des maladies telles que le SRAS, la grippe A/H5N1 et la grippe A/H1N1. Il a empêché l’entrée de nouveaux virus dangereux, comme la grippe A/H7N9, Ebola et le MERS-CoV.

Le programme élargi de vaccination au Vietnam contribue à repousser un certain nombre de maladies telles que le tétanos néonatal, la variole, la peste…Photo: VNA

Le personnel médical continue d’innover, de mener des recherches scientifiques et de développer les soins des patients, contribuant ainsi au développement socio-économique national. De nombreux professeurs et médecins, comme Ton That Tung, Dang Van Ngu, Hoang Dinh Cam, Le The Trung et Pham Ngoc Thach, ont été honorés par l’État et ont reçu les titres de Héros des Forces armées populaires, Héros du travail, Médecin du peuple, Médecin d’excellence et Combattant d’émulation.

Une cérémonie marquant le 70ᵉ anniversaire de la Journée des médecins vietnamiens (27 février) se tiendra le 26 avril à 20h00 au Centre national des congrès de Hanoï et sera retransmise en direct à la télévision.

Le bonheur d’un couple domicilié à Ha Nam après l’accueil de leur premier enfant. Photo : VNA

Placée sous le thème « Épopée des soldats en blouse blanche », cette cérémonie rappellera le parcours difficile mais glorieux du secteur de la santé au cours de ces 70 dernières années. Elle rendra hommage aux générations de médecins vietnamiens qui ont consacré leur intelligence, leur force et parfois leur vie à la lutte pour la libération nationale, au développement et à la protection de la santé publique, suivant les conseils du Président Ho Chi Minh : « Un médecin honnête doit être comme une mère miséricordieuse »./.

Un laboratoire de l’Institut central d’hématologie et de transfusion sanguine. Photo: VNA